29. juil., 2019

"Parmi la jeunesse russe" de Ella Maillart

« Sur les traces d’Ella Maillart »

Sportive olympique de voile, hockeyeuse sur terre et fondatrice du premier Club féminin en Suisse romande le Champel, Ella Maillart affectionne le monde qui l’entoure. Passionnée de montagne depuis son plus jeune âge et skieuse hors pair, elle rêve de découvrir des horizons nouveaux et ne tarde pas à faire de sa vie une épopée.

« La réalité géographique de la terre m’obsède. Je sens autour de moi la vie des latitudes… dotée chacune de sa couleur spéciale. Pas une de mes pensées qui ne soit en quelque sorte orientée vers l’un des points cardinaux. Je suis prise à jamais dans les lignes de force de l’aiguille aimantée. » - p. 193

Née le 20 février 1903 à Genève, elle est décédée en 1997 à l’âge de 94 ans dans son chalet à Chandolin, ancre de sa vie de nomade, qui est aujourd’hui dédié à sa mémoire et se nomme « L’Espace d’Ella Maillart ». Elle a écrit plusieurs récits de voyage et autobiographies, relatant la vie des autochtones, l’actualité, la beauté des paysages qui l’entouraient et sa propre existence. En lisant le résumé de son autobiographie via ellamaillard.ch, on peut découvrir la beauté de l’héritage culturel qu’elle nous laisse.

C’est donc avec joie que je découvre sa plume dans son tout premier roman « Parmi la jeunesse russe ». Paru aux Editions Fasquelle (Paris) pour la première fois en 1932, et qui n’a pas fait l’unanimité. Frais et effronté, Paris « adore » - Genève « déteste », mais pour Ella, c’est le début de sa carrière d’écrivaine et son premier best-seller.

Comme tous les récits, ce roman est une suite d’événements. Il relate son voyage de Moscou au Caucase. Région au Sud de la Russie, à la frontière de la Géorgie. Elle s’y rend pour découvrir les Alpes caucasiennes en passant par le Col de Betcho, seyant dans cette chaîne montagneuse, séparant la mer Noire de la mer Caspienne.

Elle nous décrit son quotidien au sens propre et figuré et sème quelques dialogues avec parcimonie. L’on y découvre les us et coutumes de l’époque, le portrait des autochtones, le matériel montagnards mais aussi le chemin de cette jeune femme au milieu d’un monde d’hommes. Néanmoins, l’émotionnel n’y tient que peu sa place, ce que j’apprécie parce qu’il permet au lecteur de s’approprier pleinement cette histoire.

Dès lors, sur les traces d’Ella Maillart, je me réjouis de découvrir son deuxième roman « Des monts célestes aux sables rouges », récit de son voyage en Asie centrale soviétique. Paru aux Editions Bernard Grasset (Paris) pour la première fois, deux ans plus tard, en 1934.

Au plaisir de le partager à l’occasion.

Bonne semaine.

 

Sources 

Site d’Ella Maillart http://www.ellamaillart.ch

La Revue Suisse – La revue des Suisses à l’étranger

https://www.revue.ch/fr/editions/2015/06/detail/news/detail/News/elle-a-tisse-ses-racines-sur-la-mer-et-dans-lasie-lointaine/

Image Col de Betcho : www.summipost.org