8. nov., 2016

On connait la crise d'adolescence ou la crise de la quarantaine, mais voilà la crise des retraités, ils divorcent !

Le cap de la retraite n’est pas un mythe. Retrouver ses repères, s’agender un nouveau quotidien alors que le dernier, d’un rythme métronomique, a été balayé du jour au lendemain. Tout cela peut se révéler déroutant ! Mais que se passe-t-il si vous découvrez que le « fil-de-fer » de votre relation conjugale parfaitement équilibré, tendu et positionné avec une précision millimétrique depuis des décennies, vient d’atteindre son point de rupture dans une société où le divorce n’est plus tabou ?

Daniel Desbiens, écrivain québécois a dit : « Le Glas de la liberté hélas sonne pour celui qui jamais ne se passionne ou ne s’abandonne. » Cela va pour notre société actuelle, mais jadis, était-il possible d'imaginer vivre avec passion ou ses passions ?

Un papier, un mot sur un coussin, et la destinée de Lou va radicalement changer. 

Un papier, un mot sur un coussin, et c’est la vie de toute une famille qui se voit bouleversée.

Un papier, un mot sur un coussin, aura suffi à Jean pour interrompre définitivement leur prestation de « fil-de-fériste » débutée autrefois.

Voilà un fragment de la lettre de Lou, écrite à son cher mari, en réponse à son « torchon quadrillé, noirci de quelques mots griffonnés » qu’il lui a laissé en guise de rupture.

« [...] Le glas de la retraite ne te tomba pas dessus par surprise. Souvent tu me parlais de ce moment de ta vie où tu pourrais enfin faire ce qui te chante. Tu n’as pas réalisé, je crois, ce que cela impliquerait au niveau de notre couple, ou plutôt si ! Pour toi tout continuerait comme par le passé, avec l’épouse à l’intendance et toi enfin délivré de tes horaires et de tes obligations professionnelles. Tu n’attendais plus que ce moment, parcourir le monde, le corps bardé de tes appareils de photo, traquant le moindre monument, la moindre brindille se balançant au vent. Tu as juste oublié qu’il y aurait une vie entre tes mouvances exploratrices et que cette vie-là se déroulerait à mes côtés, dans un espace qui avait été le mien pendant de nombreuses années. » - p. 101

Cette missive est splendide, libérée, loyale et piquante à souhait ! J’adore !

« Si nous n’avions pas été frappés par la foudre d’Eros, nous aurions très vite compris que nous étions aussi fait l’un pour l'autre qu’un lamantin et une gazelle » - p. 100

Je regrette que cela soit l’unique partie que j’ai appréciée. N'étant pas touchée de près comme de loin par le divorce des retraités, j'ai trouvé que l’histoire manquait d'originalité, la rendant lassante et ordinaire. Est-ce parce que le divorce est devenu banalisé, faisant partie intégrante de l’actualité d’une société à la dérive ? On peut se poser la question. Malgré tout, un couple qui se sépare, monsieur reprend sa liberté illusoire, les enfants crient au scandale et les petits-enfants souffrent. L’anarchie méli-mélo dramatique habituelle, suivie d’un syndrome post-traumatique qu’il va falloir surmonter parce que la vie continue. Seule « originalité » c’est la génération de nos aînés qui est concernée, de « nos vieux », et les dommages collatéraux sur les générations suivantes se révèlent à d'autres niveaux.

L'auteure a choisi de raconter l'histoire à travers la personne de Lou. Elle mélange les styles affectif, logique et périodique et tend à suivre un schéma actanciel en disposant d’un vocabulaire accessible à tous. Je soupçonne qu'elle a cherché, en tant que thérapeute de formation, à nous mener sur un chemin de réflexion personnelle. Nous offrant ainsi d’utiliser l’uchronie à travers divers problèmes soulevés tels que l’oubli de soi, la tromperie, les étapes de la vie, le rôle de chacun et cetera, afin de mettre en miroir les strates de notre personnalité et d’y trouver "la solution idoine".

Comme on peut l'imaginer, il y a matière à réflexion ; pour autant que notre vécu ou notre intérêt personnel permette une mise en relation avec, ce qui n'est pas mon cas. Voilà pourquoi je pense que la force de ce roman réside purement dans son genre psychologie et réflexion de soi. Dépouillez-le de cela et l'histoire devient malheureusement banale.

 


L’auteure

Anne Campiche Panchaud est née à Yverdon en 1943. Elle poursuit ses études commerciales à Lausanne et travaille au sein de quelques maisons d'édition avant d'ouvrir son cabinet de thérapeute en 1987.

Plus d’informations via 

www.annecampiche.com

http://www.rts.ch/play/tv/12h45/video/societe-anne-campiche-panchaud-auteur-de-mer-derables-sinteresse-aux-divorces-chez-les-retraites?id=5646948

http://www.franceloisirs.ch/blog/salon-du-livre-geneve/anne-campiche-panchaud-romanciere/

 

28. oct., 2016

Qu’il est exaltant de voir les mots se lier les uns aux autres si aisément !

Jacques Chessex a démontré depuis des décennies son talent d’auteur hors pair. Poète, écrivain et peintre, je le lis pour la première fois à travers cette œuvre.

Le roman se déroule à Payerne (CH). En 1939, alors que la deuxième guerre mondiale est déclarée, plusieurs centaines de chômeurs sont mobilisés pour renforcer l’armée fédérale. Les ressources de la ville diminuent, des petits commerces et des banques sont obligés de fermer. La colère des habitants gronde dans les rues. Mécontents de cette économie qui chute, les autochtones commencent à palabrer sur ces juifs locaux à qui profite cette nouvelle économie. Cette situation, l’antithèse de celle qui se vit dans le reste de l’Europe, nourrit la haine des esprits hitlériens qui cherchent à établir à Payerne, « les premières marches du règne helvétique nazi».

C’est alors qu’en avril 1942, le pasteur Philippe Lugrin, homme respecté de sa communauté, va sciemment profiter de la confiance du peuple pour déployer propagande persuasive et excitation des rancœurs afin de nourrir son antisémitisme, reflet de la putréfaction de son âme. Cet « obsédé théologien antisémite » va faire la rencontre de Fernand Ischi et de sa troupe. Jeune homme de 16 ans, ivre d’orgueil, manipulable à souhait et fasciné par l’Allemagne et la prise de pouvoir d’Hitler.

L’interaction de ces deux acolytes, « un théologien dévoyé et son apprentis Gauleiter », va engendrer un plan macabre. Le titre du livre nous en dit long : Un juif pour l’exemple.

« [...] qu’ils sachent ce qui leurs pend au nez. [...] L'ordre de mort est accompli. Le règne vient. Heil Hitler ! [...] »

On ne dénombre plus la quantité d’histoires qui ont été racontées sur le massacre des juifs. Mais chacune d’entre elles à une valeur propre et vous touche immanquablement.

L’auteur débute la narration, comptée comme un souvenir d’antan, en se tenant à équidistance, nous permettant ainsi d’être bon public en nous offrant, une fois de plus, une lecture délectable. Puis, d’une manière évidente, cette distance se réduit, jusqu’à devenir inexistante. Jacques Chessex devient la voix narrative, une transition parfaite qui donne à cette histoire une nouvelle force, une intimité confessionnelle.

« Je n’attendais rien de la rencontre, le hasard seul m’a mis en présence de ce fou. Je prends place à une autre table sans détacher mes yeux du personnage qui commence à agir en moi comme un aimant malfaisant. Et tout à coup je le sais : il y a une perversion absolue, salement pure, incandescente sur ses ruines, qui relève de la damnation. L’homme abominablement verrouillé qui poursuit son rêve absurde à deux pas de moi ne dépend plus d’aucune instance humaine, il dépend de Dieu.  [...] J’ai vu Lugrin, c’est un spectacle qui salit, [...] »

Ce passage est un coup de cœur. Chaque mot utilisé l’est à bon escient. Il est puissant, vrai, juste. On y voit la folie pure, le mal imprescriptible qu’aucune condamnation humaine ou ordalie ne pourra affranchir. Le seul jugement possible et impartial se révèle être entre les mains de Dieu. 

 


L'auteur

Jacques Chessex est né le 1er mars 1934 à Payerne. Poète, écrivain et professeur de français et de littérature au Gymnase de la Cité à Lausanne, il écrit dès son plus jeune âge de la poésie et publie en 1954 son premier recueil Le Jour proche.

En 1956, à la suite du suicide de son père, son œuvre tirera alors l’essentiel de sa dramaturgie et de sa thématique d’un scénario existentiel marqué par cet événement tragique. En 1973, il obtiendra le prix Goncourt pour son roman L'Orge et occupera, dès lors, une position majeur dans la littérature romande.

Le 9 octobre 2009, il décédera des suites d'un malaise cardiaque à la bibliothèque publique d'Yverdon-les-Bains alors qu'il participe à une conférence au sujet de l'adaptation théâtrale de son roman la Confession du pasteur Burg.

Jacques Chessex est le seul écrivain suisse ayant reçu le prix Goncourt, mais également le prix Goncourt de la poésie en 2004.

Plus d'informations via

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Chessex

http://www.hommages.ch/defunt/47701/jacques_chessex

http://www.ina.fr/video/3813836001

 

18. oct., 2016

Voilà un roman qui vous permettra de découvrir Joseph Incardona sous une autre facette littéraire que ses séries noires habituelles. Mélangeant les genres autobiographique et fiction, il nous entraîne dans l’année 1978 où la diaspora Italienne en Suisse vivait ses derniers moment. 

Il y relate les difficultés que subissent les immigrants pour s’établir dans un pays trouver du travail, être acceptés par la communauté. Les dommages collatéraux sur l’harmonie familiale, la scolarité des enfants, la violence raciale transforment leur vie en survie constante dans un milieu parfois hostile et indomptable. 

L’histoire est celle d’un jeune Italo-Suisse, André Pastrela, alter ego de l’auteur. Fils d’un immigrant sicilien et d’une mère suisse, il n’a alors que 12 ans. Son père ayant perdu à nouveau son emploi, la famille doit derechef ! déménager, pour la Xème fois. 

Alors que ses parents tentent de maintenir un certain équilibre dans une instabilité quotidienne, pour André, partir c’est synonyme de tout recommencerNouvelle école, nouveaux copains, nouvelles bagarres, insultes, et cetera. Un circuit fermé, gaspilleur perpétuel d’énergie dans l’espoir de s’intégrerToutefois, cette année a du bon. Lcoupe du monde en Argentine permet l’effervescence dans les quartiers pour les fans de football. Les débordements entraînés par les mœurs sportives donnent l’occasion à ses parents de faire de nouvelles rencontres, de passer du temps en famille afin de sauver ce qu’il peut encore l’être. 

La coupure annuelle des vacances scolaires offre un moment de répit, un retour au pays pour se ressourcer, lieu de paix et d’expériences coquines pour notre jeune protagoniste. Il n’en reste pas moins que le passé ne se laisse pas oublier si facilement. A son retour, la dégringolade. Déchiré à la maison, déchiré dans la cité, pour André, être rital et bâtard à la fois est un poids dont il se délesterait sans contestations. Mais la réalité ne lui en offrira pas l’occasion, au contraire, cette année semble de mauvais augure et marquera au fer rouge sa vie de jeune adulte. 

« C’était l’heure de rentrer à la maison (l’heure de qui ? Pour quoi faire ? Où était ma mère, où était mon père, bordel ?). On a rangé nos affaires dans le sac de sport d’Etienne. On a décidé de revenir en patinant au lieu de marcher comme on le faisait d’habitude. La nuit était tombée, les enseignes au centre commercial fauchaient de rouge et d’or les zones d’ombres des terrains en friche. ... Tout en patinant, j’inspectais les environs, je me demandais où était la bande, ... » 

J’ai choisi de citer ce passage car il démontre sans équivoque l’issue de l’errance d’un adolescent livré à lui-même par l’absence d’un entourage familialed’une scolarité difficile et par l’obligation d’être aux aguets sans discontinuer, près à rendre œil pour œil et dent pour dent à qui viendra se frotter à lui.  

Alors que l’auteur traite dans son nouveau roman de sujets actuels, intéressants et qui me touchent particulièrement, l’attrait que je leur porte contraste avec l'absence de plaisir que j’ai eu en le lisant. Je trouve le style narratif peu entraînant, rendant l’histoire creuse et ordinaire pour des sujets aussi capitaux. Peut-être qu’Incardona me surprendra plus dans son roman « Derrières les panneaux il y a des hommes » sorti en 2015, mais en attendant, jmaintiens mes préférences fidèles à la noirceur de sa plume.

 


L'auteur

De mère suisse et de père sicilien, Joseph Incardona est l'auteur d'une douzaine de livres, de scénarios (pour le théâtre, le cinéma et la bande dessinée), ainsi que réalisateur de cinéma. Personnalité atypique et auteur prolifique, ses références sont issues à la fois de cette culture mixte suisse et italienne, ainsi que du roman noir et de la littérature américaine du xxe siècle. Malgré la gravité des thèmes qu'il a pour habitude de traiter avec le style très noir et rythmé qui le caractérise, on trouve aussi dans ses œuvres un ton décalé souvent associé à une forme de pudeur. En 2015, son roman Derrière les panneaux il y a des hommes, publié aux Editions Finitude, remporte le Grand prix de littérature policière du meilleur roman en français.

Plus d'informations via http://www.josephincardona.com

 
16. sept., 2016

Plongé au coeur de la région Lausannoise, le nouveau roman actuel d’Olivier Chapuis séduit par son style clair, original et agrémenté de répliques humoristiques dont lui seul a le secret.

L’histoire se veut inventée de toutes pièces, hormis les lieux. Insolite, elle relate un fragment de vie, le dernier peut-être, d’un jeune homme dont l’état de santé se dégrade curieusement et de façon étrange. Diagnostiqué précurseur ! d’un syndrome de Balthazar - maladie orpheline développant chez le sujet une mutation interne Homme-Animal - ses prodromes vécus jusqu’alors n’étaient qu’un amuse-bouche au plat substantiel qui va arriver. Choqué et bouleversé, il pourrait partir aux quatre coins du monde, vivre de folies jusqu’à la métamorphose complète ! Mais il n'en fera rien et choisira une place de choix, dans un monde où « L’érotisme se déploie. ... où respire l’amour, le sexe, la rencontre d’une nuit ou d’une vie » La piscine publique. 

"Vendredi 1er août

Jour de fête nationale.

Rien à foutre.

Le nationalisme me fait penser au Cénovis, et je n’aime pas.

Neuf heure trente du matin. J’écris avant de me coucher. Dans mon crâne, je ressens comme des coups de couteaux, à intervalles réguliers, ce qui est nouveau. Je crains un changement de mon état, un malaise ou quelque chose d’approchant, alors j’ecris. ....

.... Hier, mardi, je n’ai fait que nager par tranches de deux cents mètres, et reluquer les silhouettes plus ou moins graciles d’un cheptel féminin des plus attrayants. ...

... Alors j’ai placé une ou deux banderilles. Une blonde, une brune, une autre blonde. Quelques phrases banales un zeste de charme et la tourterelle me roucoulerait sur l’épaule. Sauf que mes attaques se sont soldée par un fiasco. J’etais condamné à ramer contre le vent, dans une barque instable, avec l’espoir minime d’atteindre le rivage où m’attendrait le plaisir du sexe. ...."

Laissez-vous entraîner dans cette abracadabrante histoire d'un genre biographique, réplique d’un journal intime, mélangeant récits, proses et réflections. Votre esprit libre et curieux, avide de connaître ce qui s’y cache, aimant tutoyer l’inquisition, en sera rassasié au rythme du battement des pages.

 


L’auteur

Né au siècle passé, un dimanche de Pâques, Olivier Chapuis triture et malaxe les mots pour en extraire un jus qu’il espère goûteux. Le désir d’écrire, il l’éprouve enfant déjà, lorsqu’il se met à écrire d’absurdes histoires de planètes inconnues peuplées d’êtres hybrides forcément hargneux. Plus tard, il se contente de la terre et de ses habitants, souvent hybrides et parfois hargneux, mais source intarissable d’inspiration.

Bibliographie

Fragments, recueil de nouvelles version papier, Les Éditions de Londres, 2016

Nage Libre, roman, Encre Fraîche, 2016

Le Parc, roman, BSN Press, 2015.

Insoumission, roman numérique, Les Éditions de Londres, 2015.

Fragments, recueil de nouvelles numérique, Les Éditions de Londres, 2013.

Extrait audio sur Youtube « Au Naturel » - de « Fragments » : Vidéothèque

copyright : M.F. Schorro

8. sept., 2016

"L'art de superposer le réel et la fiction"

Dans son premier roman, Sylvie Blondel nous embarque dans un voyage spatio-temporel où la passion "d'un chasseur de comètes" du XVIIIe siècle, va rencontrer le rêve d'un journaliste contemporain ; celui d'explorer un jour l'Univers.

Pourtant, CCC ans les sépare ! mais un clic suffit à les rapprocher. Alors que le destin de l'un s'est dessiné dans la Voie lactée, l'autre le découvre en surfant sur la toile. Interpellé par la vie singulière qu’a eue cet astronome suisse, le journaliste se prend d'attache pour lui et décide d’en faire le sujet de son roman.

A cela, Sylvie Blondel y ajoute l'intemporel Amour, celui qu'on aime à retrouver. Non comme une romance, mais plus comme une soudure, ralliant à nouveau ces deux hommes, animés d’un commun espoir de revoir un jour, leur Amour disparu.

Gabriel-Marie LEGOUVE, poète français du XVIIIe l’avait bien compris quand il a dit : « Derrière chaque grand homme se cache une femme »...

« … Il ne se passe rien durant l’été, croit-on, pour la simple raison que beaucoup de journalistes sont en vacances. Ceux qui ne sont pas avachis sur une plage restent, comme moi, cloués devant leur ordinateur à l’affût de la moindre information, davantage pour fuir leurs propres pensées que par intérêt professionnel. Il y a pourtant un sujet qui me fait rêver : l’exploration de l’Univers. Pour la première fois, la sonde spatiale Cassini est parvenue à photographier la Terre et Saturne superposés l’un à l’autre. C’est vendredi, un bon jour pour commencer ce roman qui mijote depuis des lustres dans les limbes.»

Dans cette œuvre, les amoureux d'histoire et d'astronomie devraient se complaire et goulûment s’y plonger. D'un langage correct, soit simple, clair et précis, les deux récits sont écrits en alternance. L'auteure, narratrice omnisciente, nous les relate en mélangeant les procédés, "portrait-dialogue", ce qui convient très bien au style.

Malgré tout, ça n'a pas suffi à m'accrocher et regrette de n'avoir pas pu, ou su, rentrer dans cet univers, présumant que mon désintérêt pour l’histoire de l’astronomie soit en partie responsable.

Je remercie cependant l'auteure de m'avoir fait découvrir l'existence de l'astronome suisse Jean-Philippe Loÿs de Cheseaux. Né en 1718 dans le Pays de Vaud et décédé prématurément en 1951, six ans après avoir publié son Traité de la comète, lui conférant une renommée Européenne.

 


L’auteure

Avant de devenir romancière, Sylvie Blondel, née à Lausanne, a enseigné la littérature française au lycée après quelques années comme journaliste à Radio Suisse Internationale. Elle a réalisé diverses émissions culturelles et, en 1990, un reportage en Argentine sur les descendants d’émigrés valaisans et fribourgeois. Elle a également participé à des pièces de théâtre. Depuis 2013, elle est membre du comité de Tulalu!?, association ayant pour but la promotion de la littérature romande.

En 2010 a paru son premier recueil de nouvelles, Le Fil de soie (Éditions de l’Aire, Vevey), mis en ondes sur la RTS Espace2, dans l’émission Imaginaire.

Plus d'informations via

http://www.babelio.com/livres/Blondel-Ce-Que-Revele-la-Nuit/847952

Un extrait audio sur Youtube, très beau à écouter via Vidéothèque